En Perse, la production de tapis est un art. Des témoignages datant de l'antiquité attestent l'ancienneté de cet artisanat. Pour certains, il remonterait à la préhistoire.
Les dessins aux couleurs vives étaient à caractère géométrique où dominaient de petits octogones et des étoiles. Couleurs dominantes, le rouge, l'ocre, le brun et le jaune fauve.

Au XVe siècle, le dessin des tapis se modifie pour adopter arabesques, palmettes (motif composé de petites palmes stylisées), fleurs en volute. On retrouve l'influence de l'art chinois. Mais c'est au XVIe siècle que débute l'âge d'or du tapis persan, sous le règne du chah Abbas 1er qui fonda les fabriques royales de Isfahan, Kashan, Tabriz, Shiraz, Qum. 

 

Au début du XVIIe siècle, la représentation ornementale s'enrichit avec l'apparition d'animaux variés, surtout d'oiseaux, de scènes de chasse, de personnages historiques, de jardins divins contrastants avec ce pays aride. Les matériaux utilisés pour la fabrication des tapis sont la laine et la soie, tissés sur une trame de coton, rarement sur une trame de laine ou de soie, parfois brochés d'or ou d'argent.

L'une des meilleures laines connues, appelée Kook est produite par les agneaux âgés de 8 à 15 mois.

Le tapis persan se caractérise aussi par son noeud asymétrique senneh ou par le noeud farsbaff. De nombreuses tribus sédentaires ont apporté leur savoir faire et leurs traditions pour créer des tapis très caractéristiques. La liste en est trop longue pour les mentionner ici.

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